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Alfred de Curzon

Migné-Auxances, 1820 – Paris, 1895

 

Vue générale de Picinisco, 1852

 

Aquarelle

270 x 440 mm

Titré et daté en bas au centre : Picinisco 18 7bre 52

 

Provenance

Atelier de l’artiste

Son fils, Henri de Curzon (1861-1942)

Son fils, Alfred de Curzon (1888-1974)

Sa fille, Colette de Curzon (née en 1927)

Paris, collection particulière

 

Bibliographie

H. de Curzon, Alfred de Curzon, peintre (1820-1895), Sa vie et son œuvre, d’après ses souvenirs, lettres, ses contemporains, Paris, 1914, tome 2, n°1573, p. 261

 

 

Né dans une famille d’aristocrates de la région de Poitiers, Alfred de Curzon entre à l’École des Beaux-Arts en 1840 dans l’atelier de Michel Martin Drolling. Sur les conseils de Georges Brillouin, il suit en parallèle les leçons du paysagiste Louis Cabat à partir de 1845. S’il expose au Salon pour la première fois en 1843, ce n’est que six ans plus tard qu’il remporte le Prix de Rome de paysage historique, ex-aequo avec Charles-Joseph Lecointe, sur le thème de La Mort de Milon de Crotone. Fort de son succès, il peut gagner l’Italie comme pensionnaire de la Villa Médicis. Il rejoint à Rome les peintres Alexandre Cabanel, les deux frères Bénouville, François-Louis Français et l’architecte Charles Garnier. De retour à Paris en 1855, de Curzon se fait remarquer au Salon comme paysagiste et en 1857 et 1859, plusieurs œuvres sont acquises pour le musée du Luxembourg ou pour l’empereur. Marié en 1860, le peintre s’éloigne progressivement de Paris pour soigner son épouse à la santé fragile et s’installe dans son Poitou natal. Après sa mort en 1895, son fils Henri donne une partie de l’atelier au musée Sainte-Croix de Poitiers.

 

Arrivé à Rome en janvier 1850, de Curzon va, comme ses condisciples à l’Académie de France à Rome, parcourir la campagne romaine. A l’automne 1852, il réside ainsi à Picinisco, petite localité proche de Frosinone, au sud-est de Rome. Grâce à sa position en hauteur, sur les contreforts des Apennins, Picinisco offre un panorama sur la totalité de la vallée de Comino. Ici, l’artiste s’est placé en haut du village pour représenter les toits, le château et, dans le fond, les sommets de la montagne Meta, dans les Abruzzes.



 
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