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Théophile-Alexandre Steinlen

Lausanne, 1859 – Paris, 1923

 

Etude de chat dans la lettre G

 

Pinceau et encre de Chine

230 x 250 mm

Au verso, marque de l’atelier de l’artiste (Lugt 2341b)

 

 

Lorsque Steinlen arrive à Paris en 1881 dans le quartier de Montmartre, il fréquente le très fameux cabaret littéraire du Chat Noir fondé par Rodolphe Salis où se côtoient de nombreux écrivains et artistes tels que Paul Verlaine, Jean-Louis Forain, Henri de Toulouse-Lautrec, Félix Vallotton ou encore Emmanuel Poiré (plus connu sous le nom de Caran d’Ache). Il est rapidement mis à contribution pour illustrer le journal Le Chat noir qui rencontre un large succès. Ses satires de la société bourgeoise et ses représentations de scènes de rues alimentent ensuite des journaux tels que le Mirliton, le Croquis, la Revue illustrées ou le Gil Blas illustré. Comme ses contemporains Toulouse-Lautrec et Alphonse Mucha, Steinlen est un affichiste talentueux et reconnu. Dessinateur accompli, il a travaillé de nombreuses techniques : encre, pierre noire, pastel, fusain et l’aquarelle.

 

Sujet de prédilection de Steinlen, le chat se retrouve dans tout l’œuvre de l’artiste : peinture, sculpture, dessin de presse, livre illustré et affiche. L’artiste sait à merveille saisir les attitudes variées des félins dont il est entouré, qu’il s’agisse d’animaux de races ou de vulgaires chats de gouttière. Il rend encore hommage à cet animal envoûtant en l’intégrant à son monogramme S dès 1894. C’est le même travail que Steinlen réalise ici dans notre dessin en essayant d’intégrer des figures de chat dans la lettre G. Avec l’humour qui le caractérise, il place dans la partie supérieure de la lettre le corps de l’animal plié comme s’il était en train de se lécher tandis que la partie inférieure de la lettre fait office de queue. Nous pouvons également comparer notre dessin avec d’autres études de chats comme celle exposée en 2008-2009[1]. Ces œuvres doivent certainement être en lien avec l’activité de Steinlen comme illustrateur de livre.

 


[1] Etude de chats, pinceau et encre de Chine, 215 x 275 mm (Steinlen, L’œil de la rue, Lausanne, musée cantonal des Beaux-arts et Ixelles, musée communal, 2008-2009, n°34, p. 38.



 
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