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Antoine Pierron

Paris, 1783 – vers 1855

 

Panorama de Paris depuis les berges de la Seine à l’Hôtel de Ville, vers 1830

 

Huile sur papier

22 x 33 m

Signé en bas à droite : Pierron

 

 

Elève des architectes Vaudoyer et Durand, Antoine Pierron commence par être employé comme architecte et topographe auprès du ministère de la Guerre. Il entame ensuite une carrière d’imprimeur d’estampes, se spécialisant très tôt dans l’impression lithographique : en 1823, il publie un Précis des procédés de lithographie. Pierron perfectionne également le procédé autographique, dérivé de la lithographie qui permet l’impression rapide sur un support plus maniable que la pierre lithographique comme le papier ou le métal. Devenu un professionnel de cette méthode, il publie plusieurs ouvrages spécialisés (Instruction sur les presses lithographiques et autographiques portatives, 1826, Manuel de l’autographie ou impression de l’écriture sur métal, 1827 ; Supplément à l’instruction sur la presse autographique, 1830). Son atelier d’impression sera longtemps localisé à l’hôtel d’Aligre au 123, rue Saint-Honoré, avant de gagner la rue d’Arbre-sec en 1849. A côté de son activité d’imprimeur, Pierron est également peintre et aquarelliste et, à ce titre, expose régulièrement au Salon entre 1819 et 1836. Chez lui, un atelier connu sous le nom de Cabinet des arts lui permet d’enseigner lithographie, peinture et dessin. Pierron meurt probablement vers 1855, ses brevets étant annulés en 1856 pour absence d’exploitation.

 

Parmi les œuvres exposées au Salon par Pierron, figurent plusieurs vues de Paris : Vue du théâtre de Feydeau en démolition ou Vue de la rivière des Gobelins prise sur le boulevard de l’Hôpital. Paris semble donc être la principale source d’inspiration de l’artiste, ce que nous retrouvons dans notre huile sur papier. Ici, Pierron s’est posté au bord de la Seine, au niveau de la berge située au bas de l’Hôtel de Ville. Sur le fleuve que l’on aperçoit à gauche, plusieurs barges remplies de marchandises. Sur la berge, des silhouettes féminines esquissées avec délicatesse lavent leur linge. Au premier plan, un marchand de thé vient proposer sa boisson aux lavandières ; au loin, un cavalier fait entrer son cheval dans l’eau. Derrière celui-ci, on remarque la tour de soutien du premier pont d’Arcole, une simple passerelle métallique construite en 1828. Plus loin, le pont Notre-Dame avec sa tour centrale. Enfin, au fond, la tour de l’Horloge et les deux tourelles du Palais de Justice ferment l’horizon. Un ciel gris et nuageux aux allures romantiques occupe près de la moitié de la composition dans la partie supérieure. Antoine Pierron nous livre ainsi une œuvre à la fois puissante dans sa composition et délicate par sa touche et signe une magnifique peinture de paysage.



 
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