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D'après Louis-François Cassas

Azay-le-Ferron, 1756 – Versailles, 1827

 

Vue du Portique et des Cariatides du Temple d’Erechtée dans la citadelle d’Athènes, vers 1810

 

Eau-forte au trait par les frères Piranesi

550 x 780 mm, marges 595 x 835 mm

 

Bibliographie

U. van de Sandt, « La Chalcographie des frères Piranesi, quelques avatars de la gravure au trait », Bulletin de la Société d’Histoire de l’art français, année 1978, Paris, 1980, p. 217, n°74

 

Belle épreuve rehaussée à l’aquarelle.

Salissures dans les marges, essais de couleurs à l’aquarelle dans la marge droite, petits manques dans les marges supérieure et inférieure à gauche.

 

Grand voyageur, Cassas s’embarque en 1776 sur l’Atalante, invité par le comte de Choiseul-Gouffier, pour visiter la Grèce et le Bosphore. Un certain nombre des œuvres alors réalisées seront gravés pour le Voyage pittoresque de la Grèce, écrit par le comte et dont le premier volume partait en 1782. Par la suite, Cassas séjournera en Grèce à d’autres occasions, notamment lors de son retour de Constantinople en 1786-1787. Quelques années plus tard, en 1802, Cassas commence sa collaboration avec les frères Piranesi. Quittant Rome en 1799, Francesco et Pietro Piranesi s’établissent à Paris et ouvrent, sous la protection de Joseph Bonaparte, la chalcographie Piranesi, publiant les œuvres de leur père Giovanni Battista, tout en y ajoutant d’autres planches de grand format sur Paris, Rome ou la Grèce d’après Cassas, Desprez, les frères Sablet ou Fidanza. Gravées au trait, ces vues étaient ensuite coloriées à l’aquarelle ou l’huile, cherchant ainsi délibérément à imiter le dessin ou la peinture. Après la fermeture de la chalcographie des frères Piranesi, Cassas récupère très probablement les cuivres exécutés d’après ses dessins qui sont alors publiées à nouveau en 1813 sous le titre Grandes vues pittoresques des principaux sites et monuments de la Grèce et de la Sicile et des sept collines de Rome.

 

L’Erechthéion est un ancien temple grec d’ordre ionique situé sur l’Acropole d’Athènes, au nord du Parthénon. C’est le dernier monument érigé sur l’Acropole avant la fin du Ve siècle avant Jésus-Christ et il est renommé pour son architecture à la fois élégante et inhabituelle et pour ses cariatides. Situé à l’emplacement de l’acropole primitive, c’est sur ce lieu qu’aurait eu lieu la dispute entre Athéna et Poséidon. En son sein étaient conservés le Palladion, une statue d’Athéna tombée du ciel, la tombe de Cécrops, roi mythique de l’Attique et celle d’Erechthée, roi légendaire d’Athènes. L’Erechthéion se compose d’un corps principal et de portiques : celui du sud est fameux pour ses statues des Caryatides où six statues de jeunes filles drapées servent de colonnes supportant l’entablement. C’est en 1801 que Lord Elgin, ambassadeur britannique à Constantinople, fit enlever du Parthénon une partie de son décor sculpté dont une des cariatides de l’Erechthéion. Cette statue se trouve aujourd’hui conservée au British Museum. Les cinq autres caryatides se trouvent au musée de l’Acropole, protégées de la corrosion et de la pollution et de fidèles répliques ont été placées sur le site. Le dessin de Cassas montre avec rigueur l’ensemble encore intact du portique sud, avant le prélèvement de 1801.



 
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