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François Louis Français

Plombières, 1814 – Paris, 1897

 

La Coupole de Saint-Pierre depuis le vicolo dell’Arco oscuro, vers 1848

 

Aquarelle et gouache

227 x 190 mm

Signé en bas à droite : Français fec.

 

Fils d'un marchand-mercier des Vosges, Louis Français est à Paris en 1829. D'abord commis-libraire, il travaille ensuite dans une fabrique de vitraux. Henri Baron, rencontré à l'académie Suisse, l'incite à s'inscrire à l'atelier de Jean Gigoux, originaire comme eux de l'Est. Graveur sur bois, il débute une carrière prometteuse d'illustrateur, collaborant avec Célestin Nanteuil, Tony Johannot et Grandville. Mais déjà, on le trouve travaillant sur le motif en forêt de Fontainebleau et, en 1833, il décide de se consacrer à la peinture. Il fréquente Paul Huet, Cabat, Caruelle d’Aligny et sympathise en 1836 avec Corot dont il subira durablement l'influence, surtout dans ses paysages composés où il marie la mythologie à une vision très fraîche de la nature. L’année 1837 voit ses débuts au Salon, où il exposera jusqu’en 1896. Il montre une prédi­lection pour les bords de Seine, Saint -Cloud, Sèvres et sur­tout Bougival où il a acheté un bateau avec Célestin Nanteuil. Ses nombreux voyages en Italie, en France (Dauphiné et Savoie, Normandie, Alsace et Bretagne) ou encore l’Algérie en 1875 lui fournissent les motifs de ses toiles et aquarelles. En 1889, l’enfant du pays revient à Plombières, dans la maison que lui a construite son ami Ballu, architecte de l’église de la Trinité, auquel il doit la commande de ses seules peintures religieuses. Enfin élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1890, il est le premier pay­sagiste admis à l'Institut.

 

Si Français séjourne à de nombreuses reprises en Italie, c’est surtout son premier séjour à Rome et dans ses environs entre 1846 et 1848 qui le marquera profondément. Ses lettres enthousiastes à son père en témoignent : « Quel pays, mon père, que de belles choses… une incroyable quantité d’œuvres d’art enrichissent ce pays privilégié… c’est étourdissant ! ». Durant les trois années de son séjour, Français se montre particulièrement fasciné par les environs de Rome et multiplie les tableaux et les aquarelles. Notre dessin a ainsi été réalisé via del’Arco Oscuro, un chemin qui reliait la via Flaminia et la zone des Parioli, au nord de Rome. Français s’est placé un peu en hauteur, avant d’arriver à l’Arco Oscuro, un tunnel construit au XVIe siècle pour relier la villa Poggi-Balestra et la Vigna Alta de la villa Giulia. De là, la vue sur Rome avec la coupole de Saint-Pierre au loin était particulièrement spectaculaire, surtout, comme choisit de le faire ici Français, avec la lumière dorée et chaude d’une douce soirée d’été. Ce site semble avoir particulièrement inspiré l’artiste et nous retrouvons le même site dans une peinture datée de 1848 et conservée en collection particulière.



 
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