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Georges Dutriac

Bordeaux, 1866 – Charenton-le-Pont, 1958

 

La Vague, Cap-Ferret, 1896

 

Huile sur panneau

26 x 40 cm

Signé et daté en bas à droite : G. Dutriac 1896

 

Né à Bordeaux, Dutriac se forme dans cette ville avant de rejoindre l’Académie Julian en 1889 où il se forme auprès de William Bouguereau et de Luc-Olivierr Merson. Participant aux Salons des artistes français à partir de 1893, il cherche à se faire reconnaître comme peintre d’histoire avec des œuvres comme Jésus et les pêcheurs ou Philémon et Baucis. Il abandonne cependant rapidement cette veine pour se consacrer à l’illustration. Sollicité par les éditeurs comme Hachette à Paris, Mame à Tours ou Nelson à Edimbourg, il devient rapidement un spécialiste de l’illustration de couvertures de livres. Doué pour les dessins de reportage, il a donné des dessins à L’Illustration à partir de 1902. C’est ainsi lui qui couvre encore le procès de de Landru, avec une série de dessins d’audience publiés cette revue en 1921. Dutriac a également réalisé de nombreuses affiches.

 

Pour un peintre qui commence une carrière de peintre d’histoire, La Vague étonne. On n’a pas affaire ici à une scène de plage habitée par des personnages mais à un paysage réel de mer, pris au Cap-Ferret. Pointe du cordon littoral qui sépare l’océan Atlantique et le bassin d’Arcachon, Cap-Ferret est au début du XXe siècle la station balnéaire à la mode des Bordelais. Mais plus encore qu’un paysage, ce qui intéresse l’artiste est à une étude du mouvement et de la couleur peints pour eux-mêmes. Ce que Dutriac veut fixer, c’est l’instant du reflux de la mer, grâce à un jeu d’horizontales, à une touche rapide et légère et à une monochromie de bleus, de roses et de gris bleutés qui ont la transparence de l’aquarelle. Abaissant la ligne d’horizon pour rendre un ciel bas et chargé, il resserre le cadrage pour donner l’impression que la vague coiffée d’écume avance vers nous. On songe ici à La Vague de Courbet.



 
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